IM13

Exode 31:15-17 « Vous travaillerez pendant six jours. Mais le septième jour, c’est le sabbat, le jour de repos qui m’est réservé. Si quelqu’un travaille un jour de sabbat, il faut le faire mourir. Les Israélites respecteront le sabbat de génération en génération. C’est un accord qui doit rester valable pour toujours. Le sabbat est un signe entre vous et moi pour toujours. En effet, j’ai créé le ciel et la terre en six jours. Mais le septième jour, je me suis arrêté pour me reposer. »


Alors que j’écris ces lignes, je suis censé prendre mon fameux jour de repos... mais bon, j’ai eu le malheur de mettre un pied au bureau et de voir tous les « dossiers » ouverts et en attente d’une intervention de ma part, que personne d’autre ne fera, et dont la date d’échéance approche toujours plus vite...


Voilà un commandement auquel il devrait être facile d’obéir... Qui n’aime pas se reposer (ceci ne voulant pas forcément dire « ne rien faire ») ? Et pourtant, entre les juifs étroits pour qui allumer la lumière constitue une entorse à la règle du sabbat, et ceux qui font leur ménage ou lavent leur voiture en guise de moment de détente, il y a toutes les « versions » possibles. Et puis il y a les situations différentes : certains travaillent à leur compte, ou comme cadres, d’autres comme salariés, certains bénéficient de deux jours de congé par semaine, d’autres travaillent à temps partiel. Pour certains, le temps de repos (et de travail) est défini par la loi ; pour d’autre, il est « à bien plaire » ou tributaire des besoins... et d’autres encore travaillent durant les dimanches et jours fériés puis prennent leur jour de congé un autre jour. De même, les services que vous, les membres du poste, rendez au Seigneur sont pris sur votre temps personnel, il nous est difficile de définir ce qui est travail, service ou simplement soutien fraternel...


Paul nous invite à ne pas nous juger les uns les autres pour des questions de pleine lune ou de sabbat, car, une fois encore, c’est l’esprit de la loi plus que sa stricte application qui importe. Alors que Jésus nous demande d’aller, par amour de Dieu et du prochain, au-delà de la loi dans certains domaines (voir le sermon sur la montagne), dans celui-ci il pose le postulat suivant : le sabbat a été fait pour l’homme et non l’homme pour le sabbat. Alors que ses contemporains avaient considérablement durci les interdictions durant le sabbat (au point de reprocher à Jésus de guérir et aux disciples de cueillir quelques épis pour se nourrir), il nous rappelle, entre les lignes, que le respect de cette règle, comme des autres règles bibliques, ne trouve pas son sens dans une application étroite mais dans les conséquences bienfaisantes que cela nous apporte. Nous avons besoin de repos, tout comme le reste de la création puisque même les champs cultivés devaient être mis au repos. Et cela pour nous-mêmes, pour le bien que cela nous apporte. Le non respect de cette règle a avant tout des effets néfastes sur notre santé physique et psychique. Dieu demande également de sanctifier ce jour de repos, de le lui consacrer. Ce jour-là, nous ne devons pas nous préoccuper de notre « survie » (ou de gagner notre vie), mais en profiter pour soigner notre relation avec Dieu. Enfin, et par-dessus tout, chercher en Lui le vrai repos, celui de l’âme.

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