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« Qu’ils louent l’Eternel pour Sa bonté et pour Ses merveilles en faveur des hommes ! Qu’ils offrent des sacrifices de reconnaissance et qu’ils racontent quelle est Sa façon d’agir avec des cris de joie ! » Psaume 127 : 22-23
« A ce moment-là, ceux qui sonnaient de la trompette et ceux qui chantaient, s'unissant d'un même accord pour célébrer et louer l'Eternel, firent retentir les trompettes, les cymbales et les autres instruments, et ils célébrèrent l'Eternel par ces paroles : « Il est bon, oui, Sa bonté dure éternellement ! » » 2 Chroniques 5 : 13
J’écris ces lignes alors que nous vivons presque la fin de la Coupe du Monde de football, et qu’il est difficile (mais pas impossible) de ne pas voir des images des stades garnis de supporters enthousiastes (ou complètement abattus), ou d’entendre la joie des gagnants s’exprimer par des cris et des coups de klaxon qui ne manquent par d’agacer ceux qui ne s’intéressent pas à l’événement. Et bien sûr, chaque chaine de télévision y va de son émission sur ce sujet d’actualité mondiale, avec ses reportages, interviews et autres chroniques.

 

Parmi celles-ci, je tombe un peu par hasard sur celles d’une journaliste, qui se prétend elle-même très peu férue de foot, et qui se permet un regard qui se veut dès lors moins partisan que celui des amoureux de ce sport. Et dans une de ses chroniques, elle aborde le thème de « La religion Football ». Non sans un brin d’ironie, elle reprend les termes parfois utilisés dans les médias, qui n’hésitent pas, pour cette édition 2014 au Brésil, à parler de « Grand-Messe » dans « la Mecque » du football, avec ses « dieux du stade », et même son « Messi(e) », vénéré et adoré par des « adeptes » en « transe » et « en communion » (et ce ne sont que quelques-uns des analogismes rapportés).
Comment et pourquoi ce sport, plus que tout autre, parvient-il à susciter une telle ferveur, avec parfois bien sûr des débordements regrettables ? Cela reste un mystère. Même Isabelle qui n’y est pas intéressée du tout a quand même suivi avec nous les matches de la Belgique, et s’est laissée prendre par l’atmosphère particulière qui, même à la maison et à combien plus forte raison dans un stade de 50’000 places ou plus, entoure un match de football.

 

Que d’émotions libérées lorsque son équipe parvient à marquer, et à gagner ! Une joie qui ose s’exprimer parfois jusqu’à l’excès. Là s’arrête peut-être alors la comparaison avec la religion… Car, si dans certaines contrées, les célébrations chrétiennes soulèvent également un certain enthousiasme (qui nous est parfois difficile à comprendre, voire à situer dans sa sincérité), force est de constater que notre ferveur religieuse locale n’est pas aussi démonstrative. Hormis peut-être dans un cadre adéquat, comme durant le jour du Christ dans un stade de... football !

 

Dans notre tradition, un moment de communion cultuel est plutôt porté sur le recueillement ; il doit permettre la méditation, doit tenir compte de la présence sacrée de Dieu… et toute exaltation trop marquée, fut-elle sincère, est plutôt dérangeante ! Question de culture diront les uns, d’éducation diront les autres ; un bon mélange des deux est mon opinion personnelle. Reste que la parole universelle de Dieu nous invite, à l’occasion, à manifester notre joie, à être des témoins enthousiastes des merveilles de notre Dieu ! Tout autant je ne puis cautionner une « comédie » spirituelle parfois débridée qui n’a pour fondement que de « glorifier » l’homme, tout autant parfois j’aimerais me sentir libre d’exprimer ma joie sincère et spontanée lorsque Dieu a marqué un but et remporté une victoire dans ma vie ! Tout en sachant que la majeure partie de celle-ci se déroule en dehors des cultes et des moments de louange... et qu’il serait vain et hypocrite de faire croire que, parce que nous sommes chrétiens, la vie devient une fête permanente.

 

Que restera-t-il de tout cet engouement sportif ? Qu’en est-il de notre engouement pour le Seigneur, de notre joie du salut, une fois les « bons » cultes terminés ?

 

Il est bon pour notre cœur que l’enthousiasme, comme toute émotion forte, ne se maintienne pas de manière continue à un niveau trop élevé (surtout de manière « artificielle »), mais le risque inverse, que jamais rien dans notre vie spirituelle ne soulève d’enthousiasme, est à mon sens plus dangereux pour notre âme… Suis-je prêt à me « décoincer » pour exprimer aux yeux des autres, ma joie d’être enfant de Dieu de manière aussi libre et sincère que celle d’être supporter de mon pays ou de mon club ?

Yves

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