Edito

sam.

01

août

2015

IM20

« Etre disciple... »
... c'est le thème que nous avons désiré aborder durant le prochain week-end de poste.
Qu'est-ce qu'être disciple de Jésus aujourd'hui ? Est-ce différent du temps où Jésus était là ? Ou du temps de ce qu'on appelle l'Eglise primitive ? Suis-je un disciple, et si oui, à quoi pouvons-nous, les autres et moi-même, le reconnaître ?


Je pense qu'il n'a jamais été facile de suivre Jésus, car on ne cessera jamais de rappeler que c'est marcher très souvent à contre courant du monde qui nous entoure, monde auquel Paul nous dit de ne pas nous conformer. L'antonyme de « se conformer » est « se différencier ». Autrement dit, lorsque je m'engage à suivre Jésus, à devenir son disciple, je m'engage à penser, agir, aimer toujours plus comme lui, et de moins en moins comme le monde.


Cette différence peut coûter un prix, Jésus ne le cache pas, à ceux qui veulent le suivre.
D'une part, il y a la « discipline » de vie qui nous est proposée et va nous amener parfois à faire des choix « coûteux », et d'autre part, il y a le rejet, voire la haine que le monde peut manifester envers ceux qui oseront parler de Jésus et mettre en lumière les mauvaises actions.


Jean 15:18-20 « Si le monde a de la haine pour vous, sachez qu'il m'a haï avant vous. Si vous faisiez partie du monde, il vous aimerait parce que vous lui appartiendriez. Mais vous n'appartenez pas au monde parce que je vous ai choisi du milieu du monde ; c'est pourquoi il vous poursuit de sa haine. Souvenez-vous de ce que je vous ai déjà dit : le serviteur n'est jamais supérieur à son maître. S'ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront vous aussi : s'ils ont gardé mes paroles, ils garderont aussi les vôtres. »
Jean 3:20-21 « En effet, celui qui fait le mal déteste la lumière, et il se garde bien de venir à la lumière de peur que ses mauvaises actions ne soient révélées. Mais celui qui a une conduite conforme à la vérité vient à la lumière pour qu'on voie claire- ment que tout ce qu'il fait, il l'accomplit dans la communion avec Dieu. »

 

Pouvons-nous chanter ces paroles d'un cœur sincère et conséquent ?


Je prends ma croix, bien que cela me coûte, je servirai, je te suivrai, Seigneur.
Sous le mépris, sous le poids de mes doutes, je marcherai, la foi vaincra mes peurs.
ref. Je ne veux pas regarder en arrière ; Jésus m’appelle, je n’hésite plus.
Et si le prix, c’est ma vie toute entière, chacun par elle connaîtra Jésus.
Devant mes pas, si les chemins se ferment, s’il faut servir sous un ciel menaçant,
Aux sombres nuits Dieu met toujours un terme, et l’avenir, c’est comme un jour naissant ! S’il faut souffrir, chercher en vain la route, s’il faut pleurer bien des espoirs déçus,
Je resterai quand même à son écoute, gardant la foi, dans le nom de Jésus.
Sommes-nous encore et toujours prêts à payer ce prix ?

lun.

29

sept.

2014

IM15

Nous sommes au sortir d’un week-end de poste, pour ma part excellemment vécu, qui fera l’objet d’un reportage complet dans notre prochain numéro, mais je ne peux m’empêcher de repenser aux temps d’« animation spirituelle », les « anispis » (pour les participants qui n’auraient pas compris le sens de ce raccourci sur le programme), qui, nous l’espérons en tant que bergers, ont permis à chacun de vivre un temps particulier avec le Seigneur et de prendre peut-être une décision, un engagement ou de vivre une re-consécration à Son service. Nous avons évoqué l’histoire du diacre Philippe et du ministre éthiopien que nous trouvons dans le chapitre 8 du livre des Actes. Comme les disciples dans leur vécu avec le Seigneur, et certainement encore après son départ, il nous est difficile de rester continuellement dans le même état d’« Esprit » (là je me permets un jeu de mot que vous me pardonnerez maintenant que vous me connaissez mieux et parce que c’est votre devoir !). Notre vie de disciple est un cheminement dans la foi parfois jalonné de temps marquants, exaltants ou pénibles. Mais la plupart du temps, nous ne vivons rien de particulier, et sommes confrontés à notre environnement habituel.

 

Nous sommes par nature plus ou moins tentés de chercher et de conserver une forme d’équilibre ; nous organisons notre vie quotidienne autour d’une certaine routine sécurisante, mais nous ne savons pas ce que chaque journée peut apporter d’imprévus ou de bouleversements. Et parmi tous les bouleversements possibles, positifs ou négatifs, qui sait où et comment Dieu va tout à coup nous adresser un appel personnel comme celui de Philippe : « Va sur le chemin qui est désert ! » ? « Donne à ton voisin ceci ou cela », « parle à cette personne de ce que j’ai fait pour toi », « prie pour cette personne », « prépare tel message biblique », « invite telle famille ou personne au culte », « prends cet engagement dans ta communauté », « va visiter telle personne », sont autant d’appels que le Seigneur peut nous adresser aujourd’hui. Philippe ne savait pas à quoi cela allait l’amener, mais il a obéi, et la vie d’un homme, et peut-être de tout un pays par la suite, s’en est trouvée transformée pour l’éternité. Plus proche de nous, ce fut à la suite d’une invitation personnelle d’un ami que Billy Graham fut touché par le message du salut de l’Evangile, et son ministère de prédicateur amena des milliers d’autres personnes à Christ. Nous ne serons pas tous des Billy Graham, mais nous pouvons tous être cet ami pour un de nos proches… Chaque geste d’obéissance, petit ou grand, permet à Dieu de manifester Sa gloire et fait grandir Son royaume : soyons donc des serviteurs attentifs et dociles, et faisons nôtre cette prière de François d’Assise:

 

« Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.

O Seigneur, que je ne cherche pas tant à
être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.

Car c’est en se donnant qu’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie. »

jeu.

31

juil.

2014

IM14

« Qu’ils louent l’Eternel pour Sa bonté et pour Ses merveilles en faveur des hommes ! Qu’ils offrent des sacrifices de reconnaissance et qu’ils racontent quelle est Sa façon d’agir avec des cris de joie ! » Psaume 127 : 22-23
« A ce moment-là, ceux qui sonnaient de la trompette et ceux qui chantaient, s'unissant d'un même accord pour célébrer et louer l'Eternel, firent retentir les trompettes, les cymbales et les autres instruments, et ils célébrèrent l'Eternel par ces paroles : « Il est bon, oui, Sa bonté dure éternellement ! » » 2 Chroniques 5 : 13
J’écris ces lignes alors que nous vivons presque la fin de la Coupe du Monde de football, et qu’il est difficile (mais pas impossible) de ne pas voir des images des stades garnis de supporters enthousiastes (ou complètement abattus), ou d’entendre la joie des gagnants s’exprimer par des cris et des coups de klaxon qui ne manquent par d’agacer ceux qui ne s’intéressent pas à l’événement. Et bien sûr, chaque chaine de télévision y va de son émission sur ce sujet d’actualité mondiale, avec ses reportages, interviews et autres chroniques.

 

Parmi celles-ci, je tombe un peu par hasard sur celles d’une journaliste, qui se prétend elle-même très peu férue de foot, et qui se permet un regard qui se veut dès lors moins partisan que celui des amoureux de ce sport. Et dans une de ses chroniques, elle aborde le thème de « La religion Football ». Non sans un brin d’ironie, elle reprend les termes parfois utilisés dans les médias, qui n’hésitent pas, pour cette édition 2014 au Brésil, à parler de « Grand-Messe » dans « la Mecque » du football, avec ses « dieux du stade », et même son « Messi(e) », vénéré et adoré par des « adeptes » en « transe » et « en communion » (et ce ne sont que quelques-uns des analogismes rapportés).
Comment et pourquoi ce sport, plus que tout autre, parvient-il à susciter une telle ferveur, avec parfois bien sûr des débordements regrettables ? Cela reste un mystère. Même Isabelle qui n’y est pas intéressée du tout a quand même suivi avec nous les matches de la Belgique, et s’est laissée prendre par l’atmosphère particulière qui, même à la maison et à combien plus forte raison dans un stade de 50’000 places ou plus, entoure un match de football.

 

Que d’émotions libérées lorsque son équipe parvient à marquer, et à gagner ! Une joie qui ose s’exprimer parfois jusqu’à l’excès. Là s’arrête peut-être alors la comparaison avec la religion… Car, si dans certaines contrées, les célébrations chrétiennes soulèvent également un certain enthousiasme (qui nous est parfois difficile à comprendre, voire à situer dans sa sincérité), force est de constater que notre ferveur religieuse locale n’est pas aussi démonstrative. Hormis peut-être dans un cadre adéquat, comme durant le jour du Christ dans un stade de... football !

 

Dans notre tradition, un moment de communion cultuel est plutôt porté sur le recueillement ; il doit permettre la méditation, doit tenir compte de la présence sacrée de Dieu… et toute exaltation trop marquée, fut-elle sincère, est plutôt dérangeante ! Question de culture diront les uns, d’éducation diront les autres ; un bon mélange des deux est mon opinion personnelle. Reste que la parole universelle de Dieu nous invite, à l’occasion, à manifester notre joie, à être des témoins enthousiastes des merveilles de notre Dieu ! Tout autant je ne puis cautionner une « comédie » spirituelle parfois débridée qui n’a pour fondement que de « glorifier » l’homme, tout autant parfois j’aimerais me sentir libre d’exprimer ma joie sincère et spontanée lorsque Dieu a marqué un but et remporté une victoire dans ma vie ! Tout en sachant que la majeure partie de celle-ci se déroule en dehors des cultes et des moments de louange... et qu’il serait vain et hypocrite de faire croire que, parce que nous sommes chrétiens, la vie devient une fête permanente.

 

Que restera-t-il de tout cet engouement sportif ? Qu’en est-il de notre engouement pour le Seigneur, de notre joie du salut, une fois les « bons » cultes terminés ?

 

Il est bon pour notre cœur que l’enthousiasme, comme toute émotion forte, ne se maintienne pas de manière continue à un niveau trop élevé (surtout de manière « artificielle »), mais le risque inverse, que jamais rien dans notre vie spirituelle ne soulève d’enthousiasme, est à mon sens plus dangereux pour notre âme… Suis-je prêt à me « décoincer » pour exprimer aux yeux des autres, ma joie d’être enfant de Dieu de manière aussi libre et sincère que celle d’être supporter de mon pays ou de mon club ?

Yves

sam.

31

mai

2014

IM13

Exode 31:15-17 « Vous travaillerez pendant six jours. Mais le septième jour, c’est le sabbat, le jour de repos qui m’est réservé. Si quelqu’un travaille un jour de sabbat, il faut le faire mourir. Les Israélites respecteront le sabbat de génération en génération. C’est un accord qui doit rester valable pour toujours. Le sabbat est un signe entre vous et moi pour toujours. En effet, j’ai créé le ciel et la terre en six jours. Mais le septième jour, je me suis arrêté pour me reposer. »


Alors que j’écris ces lignes, je suis censé prendre mon fameux jour de repos... mais bon, j’ai eu le malheur de mettre un pied au bureau et de voir tous les « dossiers » ouverts et en attente d’une intervention de ma part, que personne d’autre ne fera, et dont la date d’échéance approche toujours plus vite...


Voilà un commandement auquel il devrait être facile d’obéir... Qui n’aime pas se reposer (ceci ne voulant pas forcément dire « ne rien faire ») ? Et pourtant, entre les juifs étroits pour qui allumer la lumière constitue une entorse à la règle du sabbat, et ceux qui font leur ménage ou lavent leur voiture en guise de moment de détente, il y a toutes les « versions » possibles. Et puis il y a les situations différentes : certains travaillent à leur compte, ou comme cadres, d’autres comme salariés, certains bénéficient de deux jours de congé par semaine, d’autres travaillent à temps partiel. Pour certains, le temps de repos (et de travail) est défini par la loi ; pour d’autre, il est « à bien plaire » ou tributaire des besoins... et d’autres encore travaillent durant les dimanches et jours fériés puis prennent leur jour de congé un autre jour. De même, les services que vous, les membres du poste, rendez au Seigneur sont pris sur votre temps personnel, il nous est difficile de définir ce qui est travail, service ou simplement soutien fraternel...


Paul nous invite à ne pas nous juger les uns les autres pour des questions de pleine lune ou de sabbat, car, une fois encore, c’est l’esprit de la loi plus que sa stricte application qui importe. Alors que Jésus nous demande d’aller, par amour de Dieu et du prochain, au-delà de la loi dans certains domaines (voir le sermon sur la montagne), dans celui-ci il pose le postulat suivant : le sabbat a été fait pour l’homme et non l’homme pour le sabbat. Alors que ses contemporains avaient considérablement durci les interdictions durant le sabbat (au point de reprocher à Jésus de guérir et aux disciples de cueillir quelques épis pour se nourrir), il nous rappelle, entre les lignes, que le respect de cette règle, comme des autres règles bibliques, ne trouve pas son sens dans une application étroite mais dans les conséquences bienfaisantes que cela nous apporte. Nous avons besoin de repos, tout comme le reste de la création puisque même les champs cultivés devaient être mis au repos. Et cela pour nous-mêmes, pour le bien que cela nous apporte. Le non respect de cette règle a avant tout des effets néfastes sur notre santé physique et psychique. Dieu demande également de sanctifier ce jour de repos, de le lui consacrer. Ce jour-là, nous ne devons pas nous préoccuper de notre « survie » (ou de gagner notre vie), mais en profiter pour soigner notre relation avec Dieu. Enfin, et par-dessus tout, chercher en Lui le vrai repos, celui de l’âme.

dim.

30

mars

2014

IM12

Lorsque vous lirez ces lignes, le marathon de prière viendra de se terminer (dimanche matin), et mon souhait, en tant qu’un des bergers de cette communauté, c’est que cet événement ait (re)donné une impulsion à notre vie de prière à tous.


Durant cette semaine, un canapé était installé devant la croix, à côté de laquelle se trouve le cœur avec les 5 verbes : Adorer - Grandir - Servir - Gagner - « Fraterniser » (celui-là est de moi !). Je me suis redit à quel point toutes ces dimensions de la vie spirituelle doivent être développées dans chacune de nos vies, à l’image de Christ.


Il est parfois décevant de se retrouver seulement à quelques-uns pour les réunions de prière régulières de la semaine, alors que d’autres activités plus axées sur le service, mobilisent plus de monde. Et il doit être parfois décevant pour ceux qui sont motivés par l’action d’en voir d’autres qui semblent peu empressés de s’engager dans un service pratique pour la communauté. Le danger de se juger les uns les autres selon nos critères de priorité, et sur ce qui est visible uniquement, est tout de suite à la porte...


Personnellement, et malgré mon opinion à ce sujet, je dois me forcer à m’arrêter pour prendre du temps avec Dieu. Après toutes ces années de vie chrétienne (dont une grande partie à plein temps dans le ministère) et la participation à deux « Ecoles de prière » (séminaires organisés il y a quelques années par un noyau de chrétiens engagés dans un ministère à plein temps et convaincus par l’importance prioritaire de cette dynamique), c’est toujours un défi que de ne pas se laisser entraîner par le rythme effréné des journées. Avec tout le confort et les moyens modernes mis à notre disposition, nous cumulons les activités et les occupations de toutes sortes, et le temps nous file entre les doigts. Chacun doit fixer ses priorités, car chaque vie est différente, particulière, et Celui qui nous a aimé le premier respecte cette liberté individuelle. Mais nous sommes tous appelés à être des disciples « complets » ; nous ne pouvons pas nous spécialiser dans un « verbe », laissant les autres aux prochains. Bien sûr, nos dons spirituels vont nous amener à préférer certains engagements plutôt que d’autres, mais je reste convaincu que notre cheminement spirituel doit inclure des temps pour chacun de ces verbes.


« Sans moi, vous ne pouvez rien faire » dit Jésus. Si nous voulons porter du fruit, il nous faut être connecté au vrai Cep et tirer de lui la sève indispensable. Jésus n’a pas dit: « Celui qui travaille beaucoup portera beaucoup de fruits », mais « Celui qui demeure en moi, et en qui je demeure, portera beaucoup de fruits » (Jean 15:5).

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